Le mot digital est sur toutes les lèvres. Dans les usines, les ateliers, les salles de réunion. On digitalise les indicateurs, les process, les équipements… mais qu'en est-il des pratiques managériales terrain ?
Le Gemba Walk, pilier du Lean, repose justement sur ce lien direct avec le terrain, les faits, les opérateurs. Peut-on vraiment en faire une version numérique sans perdre ce qui fait son essence ?
Chez Flexio, on pense que oui. Et mieux : on pense qu'un Gemba Walk bien digitalisé peut être encore plus puissant. Dans cet article, on vous partage notre vision, nos retours d'expérience et des conseils concrets pour digitaliser vos observations terrain sans dénaturer l'approche Lean.
Qu’est-ce qu’un Gemba Walk ? (Définition et principes Lean)
Le mot Gemba vient du japonais et signifie « le vrai lieu ». Dans le monde industriel, c’est le lieu où la valeur est créée : l’atelier, la ligne de production, le chantier. Le Gemba Walk, ou « marche Gemba », consiste à aller sur ce terrain pour observer, poser des questions, comprendre les processus.
C’est une méthode clé du Lean manufacturing, popularisée par Toyota, dont le principe est simple : pour résoudre les problèmes, il faut aller là où ils apparaissent.
Contrairement à un audit classique, il ne s’agit pas de contrôler, mais de comprendre. D’observer les activités sans jugement, d’échanger avec les employés, de poser des questions ouvertes, et surtout de détecter des opportunités d’amélioration continue.
Pourquoi faire un Gemba Walk en 2026 ?
On a beau empiler les outils numériques et les tableaux de bord, rien ne remplace une paire d’yeux. Le Gemba Walk reste l’un des rares leviers qui reconnecte vraiment la direction au quotidien des équipes.
Détecter les problèmes là où ils naissent
Sur le terrain, on capte ce que les chiffres ne montrent pas : une tension, une improvisation, une machine qui ralentit. Ce sont ces "signaux faibles" qui permettent d’identifier les vrais problèmes, les gaspillages ou les risques qualité bien avant qu’ils ne deviennent critiques.
Créer une dynamique d’équipe autour de l'amélioration
Quand un manager prend le temps de venir sur le terrain, d'écouter, de poser des questions simples, il envoie un signal fort. Il montre que les idées des opérateurs comptent. Résultat : les équipes s’engagent, proposent, agissent. La culture d’amélioration prend racine.
Décider plus vite, et surtout mieux
Un Gemba Walk bien mené permet de raccourcir le chemin entre les faits et les décisions. Moins de réunions, plus d’impact. On aligne la stratégie avec ce qui se passe vraiment dans l’atelier. Et ça change tout. C’est une vraie démarche de gestion de la performance.
Les 7 étapes d’un Gemba Walk réussi

- Définir les objectifs : que voulez-vous observer ? Un processus ? Un problème ? Un service ?
- Informer les équipes concernées : évitez l’effet “audit surprise”. Prévenez et expliquez la démarche.
- Choisir le bon moment et le bon lieu : quand l’activité est représentative, sans déranger les opérations.
- Observer sans intervenir : notez les faits, les écarts, les bons réflexes. Restez neutre.
- Poser des questions simples : “Que faites-vous ?”, “Pourquoi ?”, “Y a-t-il une difficulté ?”.
- Collecter les informations clés : photos, commentaires, temps d’attente, mouvements inutiles.
- Analyser à chaud, puis à froid : priorisez les actions d’amélioration avec les équipes concernées.
Astuce : documentez votre marche avec une checklist Gemba Walk, un support simple pour garder une trace de vos observations et opportunités.
Digitaliser vos Gemba Walks : pourquoi et comment ?
Traditionnellement, les Gemba Walks se font avec un bloc-notes, ou au mieux avec un fichier Excel. Mais ces formats ont leurs limites :
- Données non partagées, difficilement exploitables
- Ressaisie manuelle : perte de temps et erreurs
- Aucune traçabilité des actions décidées
Les bénéfices d’un Gemba Walk digital
Une Gemba Walk digitalisée, c’est une marche terrain augmentée par la technologie :
- Collecte d’informations sur tablette ou mobile
- Photos intégrées directement aux observations
- Formulaires personnalisés par processus ou par zone
- Enregistrement automatique dans une base de données centralisée
- Suivi des actions post-walk avec relances et indicateurs
Résultat : une efficacité décuplée, un meilleur suivi, des décisions plus rapides. Et surtout, un gain de temps pour les équipes terrain qui peuvent se concentrer sur leur vrai travail.
Exemple : créer une application Gemba Walk avec Flexio
Avec un outil no-code comme Flexio, vous pouvez créer votre propre application Gemba Walk en quelques heures :
- Une interface intuitive pour vos managers terrain
- Des scénarios automatisés pour alerter, relancer, archiver
- Des tableaux de bord pour visualiser les résultats et suivre les progrès
- Une intégration possible avec votre ERP ou votre système qualité
Résultat : un outil adapté à votre méthode, vos équipes, vos processus, sans passer par la DSI.

Gemba Walk digital : 3 erreurs à éviter
- Remplacer l’humain par l’écran Le digital est un support, pas un substitut. Le contact direct avec les opérateurs reste central.
- Ne pas impliquer les utilisateurs terrain dans l’implémentation L’adoption dépend de la simplicité et de la pertinence perçue.
- Multiplier les données sans analyse Collecter, c’est bien. Agir, c’est mieux. Prévoyez une routine de suivi et d’amélioration.
Conclusion
Le Gemba Walk n’est pas un concept du passé. Au contraire, il est plus que jamais pertinent à l’ère du digital. En numérisant cette pratique Lean, vous ne trahissez pas son esprit : vous le renforcez.
Avec des outils comme Flexio, vous pouvez transformer vos marches terrain en un levier de performance industrielle, sans coder, sans complexité, et sans attendre.
F.A.Q. toutes vos question sur le Gemba Walk
Comprendre le concept des Gemba Walks
Qu’est-ce qu’un Gemba Walk ?
Le Gemba Walk est une pratique Lean consistant à se rendre sur le terrain pour observer les processus, identifier les problèmes et dialoguer avec les équipes afin d’améliorer la performance.
Quelle différence entre Gemba Walk, audit terrain et tournée HSE ?
Un audit terrain vérifie la conformité à un standard. Une tournée HSE s'intéresse à la sécurité. Le Gemba Walk, lui, invite à comprendre le quotidien, à observer sans juger, et à enclencher des améliorations durables.
Quels sont les objectifs d’un Gemba Walk pour un manager ?
Observer les processus, détecter les problèmes, écouter les équipes, et déclencher une dynamique d’amélioration continue.
Préparer un Gemba Walk
Guide moi pour créer une Gemba Walk
Définissez vos objectifs, informez les équipes, choisissez le bon moment, observez sans juger, posez des questions simples, collectez les faits, puis analysez avec les équipes. Enfin, appuyez-vous sur un outil comme Flexio pour digitaliser efficacement cette démarche Lean.
Comment préparer un Gemba Walk en 30 minutes ?
Concentrez-vous sur l’essentiel : un thème clair, un horaire défini, une équipe informée, et une feuille de route simple (3 à 5 questions max). Pas besoin d’être parfait, il faut surtout être présent et à l’écoute.
Quelle fréquence et quelle durée recommandées pour une Gemba Walk ?
1 à 2 fois par semaine, sur un créneau de 30 à 45 minutes, avec un objectif clair à chaque visite.
Qui doit participer à un Gemba Walk ?
Le manager du secteur concerné est en première ligne. Mais faire venir un responsable maintenance, un collègue d’un autre service ou un membre de la direction permet souvent d’enrichir les échanges et les perspectives.
Peux-tu me proposer un agenda de Gemba Walk de 45 minutes ?
Voici un agenda type pour un Gemba Walk de 45 minutes :
- 5 min : Brief rapide avec les participants (objectif, posture, zone visitée)
- 30 min : Observation terrain et échanges avec les opérateurs
- 5 min : Debrief à chaud entre participants (points saillants, idées d’actions)
- 5 min : Planification des prochaines étapes ou suite à donner
Ce format simple permet d’avoir un impact rapide, sans mobiliser trop de ressources.
Posture managériale et communication
Que faire si le Gemba révèle des non-conformités graves ?
Restez factuel et calme. Notez précisément ce que vous observez, échangez avec les équipes pour comprendre les causes, et impliquez les bonnes personnes pour traiter le sujet rapidement, sans chercher un coupable.
Comment éviter que le Gemba devienne un audit ou un outil de contrôle ?
Clarifiez l’intention dès le départ : on est là pour comprendre, pas pour sanctionner. Adoptez une posture d’écoute, reformulez sans juger, et privilégiez les échanges ouverts plutôt que l’évaluation froide.
Comment faire un Gemba Walk sans braquer les équipes ?
Soyez curieux, pas contrôlant. Parlez avec sincérité, remerciez les partages, ne cherchez pas à tout résoudre sur place. Le simple fait d’être là, de poser des questions et d’écouter sans juger change déjà beaucoup.
Digitaliser le Gemba Walk pour être plus efficace
Pourquoi digitaliser un Gemba Walk ?
La digitalisation permet de structurer les observations, de centraliser les données, d’assurer un meilleur suivi des actions et de gagner en efficacité sur le terrain.
Quels outils utiliser pour digitaliser un Gemba Walk ?
Des solutions comme Flexio permettent de créer une application sur mesure pour vos Gemba Walks, sans coder, avec formulaires, photos, tableaux de bord et automatisations.
Quels sont les bénéfices d’un Gemba Walk digitalisé ?
Un Gemba Walk digitalisé offre des gains mesurables à plusieurs niveaux :
- Un meilleur suivi des observations et des actions décidées
- Des décisions plus rapides basées sur des faits concrets
- Moins d’erreurs de ressaisie ou de perte d'information
- Une implication renforcée des employés grâce à une démarche plus fluide
- Une amélioration continue structurée et durable
- Une meilleure visibilité pour les managers, avec des tableaux de bord accessibles en temps réel
À première vue, il est facile de confondre low-code et no-code. Ils évoquent la même chose pour la plupart d’entre nous.
Toutefois, il existe un certain nombre de différences très importantes entre les plates-formes low-code et no-code. Si vous envisagez de vous éloigner du développement d’applications traditionnelles, si vous souhaitez investir dans une solution pour créer des applications simplement en mode glisser/déposer, vous devez être conscient de l’offre proposée par chacun des éditeurs de logiciels. Le bureau dédié aux statistiques du travail aux États-Unis prévoit que sans l’utilisation de solutions no-code, les besoins de développeurs augmenteraient de plus de 50 % tous les 10 ans sans que l’offre de tels profils ne puisse suivre… De belles perspectives donc.
Qu’est-ce que le Low-Code ?
Le développement low-code est un moyen pour les développeurs de concevoir des applications rapidement et avec un minimum de codage manuel.
Une plate-forme low-code comme PowerApps par exemple, contient une suite de fonctionnalités et d’outils pré-configurés qui complètent simplement les besoins des développeurs. En termes très simples, le low-code permet de glisser-déposer des blocs visuels de code existant, dans un flux de travail pour créer rapidement des applications. Ce processus peut complètement remplacer la méthode traditionnelle de codage manuel d’une application entière. Les développeurs peuvent ainsi travailler plus efficacement et plus rapidement, sans se plier à un codage répétitif. Ils peuvent se concentrer essentiellement sur les éléments de différenciation de leur application.
Quels sont les avantages du développement low-code ?
- Rapidité de création : créer des applications pour plusieurs plates-formes simultanément et montrer aux parties prenantes des exemples de travail en quelques jours.
- Plus de ressources : les développeurs qui ont des compétences spécialisées sont disponibles plus rapidement, plus besoin d’attendre qu’ils terminent un long projet. Cela signifie que les projets avancent plus rapidement et à moindre coût.
- Risque faible / ROI élevé : l’intégration des données et la prise en charge multiplateforme sont déjà intégrés et peuvent être facilement personnalisés, ce qui implique moins de risques et plus de temps pour se focaliser sur des tâches à plus forte valeur.
- Déploiement rapide : le jour du lancement peut être une expérience éprouvante pour les développeurs. S’il y a des comportements inattendus, ils peuvent annuler les modifications en un seul clic.
Qu’est-ce que le No-Code ?
Les solutions sans code sont conçues pour les non-développeurs qui ne connaissent pas ou n’ont pas besoin de connaître les langages de programmation pour utiliser et faire évoluer un logiciel. Dans une plateforme no-code, les fournisseurs de solution ont intégré toutes les fonctionnalités qu’ils ont pensées indispensables aux utilisateurs pour créer leurs applications. Les solutions sans code sont similaires aux plates-formes de blogs populaires et aux solutions de conception de sites Web. Ces derniers ont des pages prédéfinies que l’utilisateur peut employer pour lancer son blog en quelques minutes.
Quels sont les avantages du développement no-code ?
Agilité
Avec une solution no-code, vous pouvez créer une application en quelques heures voire quelques minutes. Ainsi, il ne se passe plus que quelques jours entre l’idée et son déploiement effectif. En adoptant cette méthode il est plus aisé de déployer une application pour répondre à un besoin et la tester en conditions réelles très rapidement. Puis c’est encore plus simple d’ajuster l’application en question suite aux constats effectués lors des tests. Vous pouvez même tester plusieurs idées et itérer sur celles qui répondent le mieux à vos besoins en rentrant dans un cycle d’amélioration continue pour gagner en agilité.
Gain de temps
Vous ne perdrez plus de temps en tests, plus besoin d’équipes dédiées à cette tâche. De la même manière, si vous désirez effectuer une modification ou une évolution, vous pouvez les réaliser en quelques minutes sans nouvelle mise en production car tout se fait en temps réel, de manière transparente pour les utilisateurs. Les équipes de développement ne sont plus sollicitées, elles peuvent donc se consacrer à des missions plus productives.
Réduction de coûts
Habituellement, les ressources humaines permettant de créer un logiciel, que ce soit des prestataires ou des développeurs de talent, sont souvent difficiles à trouver et coûtent cher. Le no-code permet de s’en affranchir, et réduit significativement le délai de création, permettant ainsi de gagner sur tous les plans.
Augmentation de la productivité
Nous l’avons vu, le no-code permet de réduire considérablement le temps de création d’un logiciel. Ce qui, jusqu’à présent, mettait des mois voire des années à être construit ligne de code après ligne de code, peut maintenant être réalisé en quelques heures, voire quelques jours.
Connecteurs et infrastructure
Bien souvent, les entreprises utilisent un certain nombre d’outils informatiques et il n’est pas désirable que ceux-ci ne soient pas interconnectés. C’est pourquoi, un certain nombre de connecteurs paramétrables visuellement et en quelques clics (toujours sans coder) permettent de connecter des systèmes tiers à une plateforme no-code.
Concernant l’infrastructure, ces plateformes peuvent être installées sur les serveurs des entreprises (on premise), mais le plus souvent, elles sont installées dans le cloud (SaaS) pour permettre une meilleure rapidité et scalabilité.
Réduction du « Shadow IT »
Le « shadow IT », l’informatique de l’ombre définit les systèmes informatiques créés de manière artisanale par les collaborateurs d’une entreprise. Ces derniers utilisent des logiciels et techniques non conventionnels sans que la DSI (Direction des Services Informatiques) ne soit avertie.
Ces pratiques sont problématiques dans les entreprises, car la plupart du temps, ces systèmes outrepassent toutes les règles et politiques de sécurité élémentaires. Les incidents résultant de ces actions sont néanmoins évitables. En mettant à disposition des collaborateurs un accès à une solution no-code, ils sont capables de résoudre leurs problématiques simplement, par leurs propres moyens, tout en étant sûrs qu’ils respectent les politiques de sécurité.





